Acheter des obligations est un moyen sûr d’investir sur les marchés financiers. Une obligation est un titre de créance émis par une société ou un État qui souhaite emprunter des fonds sur les marchés. Ainsi, lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez vos fonds à l’émetteur. En contrepartie, vous recevez des intérêts chaque année, et vos fonds vous sont remboursés à l’issu de l’emprunt, autrement dit à l’échéance de l’obligation. Pendant toute sa durée, votre obligation sera cotée sur les marchés financiers, son taux pourra donc varier en fonction de celui du marché. Cependant, vous avez la possibilité d’opter pour une obligation à taux fixe, si vous craignez que les taux n’évoluent dans le mauvais sens. Ainsi, bien qu’une obligation soit cotée sur le marché boursier, elle reste un investissement beaucoup plus sûr qu’une action. Il y a 4 méthodes différentes d’acheter des obligations, en vous adressant à votre banque ou à un courtier spécialisé.

    Méthode #1 : Investir en direct

    Même en direct, vous achetez toujours des obligations sur le marché secondaire. En effet, lorsqu’elles sont émises, les obligations sont dans un premier temps souscrites en totalité par des investisseurs institutionnels (banques, assurances, fonds de placement etc.). Il y a deux types d’obligations : Les obligations d’États dites obligations « souveraines », et les obligations privées, émises majoritairement par les grosses sociétés cotées en bourse, telles que LVMH, Total etc. La méthode la plus directe pour acheter des obligations sur le marché secondaire est donc de placer des ordres d’achat via votre intermédiaire financier. Dans le cas des obligations d’État, vous investirez dans ce que l’on appelle des OAT (Obligations Assimilables du Trésor), qui sont facile d’accès, bien que peu d’investisseurs particuliers s’y intéressent, sans doute par méconnaissance de ce marché. Pour plus d’informations sur les OAT et pour savoir lesquelles ont été émises, vous pouvez consulter le site web de l’Agence France Trésor.

    Méthode #2 : Les OPCVM

    Les OPCVM, ou Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières, sont en quelque sorte des portefeuilles collectifs mis en place pour gérer l’épargne publique selon une méthode définie à l’avance, et gérés par des professionnels. Les OPCVM contiennent plusieurs produits financiers (actions etc.), et très souvent des obligations. C’est donc un très bon moyen d’investir dans des obligations. Les offres d’OPCVM se sont de plus diversifiées, ce qui vous permet de choisir quel type de produit vous souhaitez précisément. Vous aurez donc le choix entre les OPCVM actions qui ne contiendront que des investissements en actions, des OPCVM à court terme avec des investissements monétaires et des obligations à taux variables, des OPCVM obligations, ou tout simplement des OPCVM diversifiées. L’avantage de ce système est que vous n’avez pas besoin d’y consacrer beaucoup de temps, puisque l’OPCVM sera géré par un professionnel qui se chargera de l’arbitrage, afin que l’OPCVM soit la plus rentable possible pour un risque minimisé et contrôlé.

    Au sein d’un OPCVM, vous trouverez des SICAV (Sociétés d’Investissement à CApital Variable) et des FCP (Fonds Communs de Placement). Une SICAV est une société qui a pour objectif de mettre en commun les risques et les bénéfices d’un investissement. Le FCP se distingue de la SICAV par son statut juridique. Un FCP est une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts. Il n’a pas de personnalité morale contrairement à la SICAV qui est une société. Voilà pour l’aspect technique de la composition d’un OPCVM, mais ce qu’il faut retenir, c’est que c’est l’un des meilleurs moyens d’investir dans des obligations en minimisant les risques.

    Méthode #3 : Les fonds en euros

    Les fonds en euros sont proposés dans le cadre d’une souscription à une assurance vie. Ils contiennent plusieurs produits financiers, mais la majorité d’entre eux sont souvent des obligations souveraines et des OPCVM. L’assurance vie reste l’un des placements préférés des français, car elle arrive malgré la crise à maintenir des taux de rendements tout à fait convenables, et ce notamment grâce à l’utilisation de produits financiers tels que les obligations. Ainsi, vous pouvez tout à fait opter pour une assurance vie en sachant qu’une grande partie de votre argent sera probablement investi dans des obligations. Si tel est votre choix, vous pouvez demander à votre conseiller financier de quoi sera exactement composé le fond en euros qu’il vous proposera, et dans quelles proportions. Vous pouvez, et c’est même conseillé, opter pour une assurance vie multi support, qui permet de diversifier la distribution de votre épargne sur plusieurs produits financiers sécurisés.

    Méthode #4 : Les fonds obligataires datés

    Contrairement aux fonds obligataires classiques, les fonds obligataires datés sont, comme leur nom l’indique, limités dans le temps. Cette limite est définie dès la souscription. À l’issu de l’échéance définie par la souscription, l’obligation est vendue afin de vous restituer votre capital, et les intérêts seront tombés chaque année comme prévu. L’intérêt de ce type d’obligation est de pouvoir profiter de taux attractifs sur des obligations émises par des sociétés ou groupes, et ce à court ou moyen terme. Généralement, ces obligations ont des échéances qui ne dépassent pas les 5 ans. Les fonds obligataires datés sont encore peu répandus, car les obligations intéressent surtout, au départ, des investisseurs à long terme. Si votre banque ne propose pas cette solution, vous pouvez faire appel à un gestionnaire de patrimoine ou à un courtier qui saura vous orienter et vous conseiller à ce sujet.

    Conclusion :

    Le panel de produits financiers permettant d’investir dans des obligations est assez large. Tout profil d’investisseur peut y trouver ce qui lui convient. Il existe des fonds obligataires pour les adeptes du long terme et pour les adeptes du court/moyen terme. Les nombreux produits financiers disponibles permettent aussi de trouver celui qui vous conviendra en fonction de votre aversion plus ou moins élevée au risque. Enfin, pour ce qui est de souscrire concrètement au produit de votre choix, il vous suffira la plupart du temps de vous adresser à votre conseiller financier. Sinon, vous pourrez vous tourner vers un courtier spécialiste des marchés boursiers, ou vers un gestionnaire de patrimoine qui est plus généralement un expert en investissement.

      Voir aussi: Impôts