Tout le monde ou presque a déjà dû entendre parler des essais cliniques. Lorsqu’un nouveau médicament est créé par l’industrie pharmaceutique, il doit être testé avant de pouvoir être mis sur le marché. Les entreprises pharmaceutiques font donc pour cela appel à des volontaires, des “testeurs” de médicaments, pour tester l’efficacité mais aussi la tolérance par le corps humain de ces nouveaux produits.

    Ces études cliniques sont-elles dangereuses ?

    Les laboratoires ont souvent du mal à recruter des volontaires. En effet, même si ces tests sont bien rémunérés, les gens hésitent à se lancer dans l’aventure, ce qui à première vue peut paraître tout à fait compréhensible. On redoute souvent les éventuels dangers de ces tests pour la santé, et on est aussi souvent mal informé sur le sujet.

    Sachez que ces tests cliniques sont toujours effectués par des laboratoires agréés par le Ministère de la Santé, en vue d’obtenir les autorisations de ce même Ministère pour commercialiser leurs médicaments. Les essais cliniques eux-mêmes sont soumis à des autorisations avant d’être lancés. C’est déjà un premier gage non négligeable de sérieux.

    Deuxièmement, ces tests sont rigoureusement encadrés du début à la fin. Concrètement, vous passerez toute une batterie de tests médicaux pour évaluer votre état de santé. Antécédents, allergies, bilan sanguin, radios etc. tout sera passé au peigne fin pour s’assurer que vous êtes apte à passer ces essais cliniques en toute sécurité. Ensuite, pendant toute la durée du test, vous serez hospitalisé, afin d’être médicalement suivi 24h/24. Le but étant entre autre de détecter d’éventuels effets secondaires, le moindre de ces effets sera détecté automatiquement. Concernant ces effets secondaires, ils sont dans la grande majorité des cas légers et bénins.

    Durant les tests, vous serez en compagnie d’autres volontaires, souvent répartis en plusieurs groupes (dont un qui reçoit un placebo). Il ne faut évidemment pas avoir peur des aiguilles et des examens médicaux. La principale contrainte de ces études pharmaceutiques est qu’on est hospitalisé, et que concrètement on met son corps à disposition de la science. Le côté positif est que justement, contribuer aux progrès de la médecine peut être aussi valorisant.

    Il y a deux types d’essais cliniques :

    • Les tests sur des personnes saines, visant à mesurer la tolérance du traitement par le corps humain et à détecter d’éventuels effets secondaires.
    • Les tests sur des personnes malades, visant à mesurer l’efficacité du traitement sur la pathologie concernée. Certaines personnes atteintes par exemple d’un cancer, vont se porter volontaires pour une étude clinique sur un nouveau type de chimiothérapie.

     Combien rapportent ces essais pharmaceutiques ?

    Les laboratoires pharmaceutiques rémunèrent les volontaires, non pas parce qu’ils “prennent des risques”, mais pour le temps passé à effectuer ses tests et les contraintes subies. Vous devrez vous mettre à leur entière disposition pendant un certain temps, de quelques heures à plusieurs semaines suivant les études ; la rémunération est donc prévue pour cela.

    La rémunération dépend tes études pharmaceutiques, cela varie énormément mais dans l’ensemble, elles sont très bien rémunérées. Pour quelques jours de tests on peut facilement atteindre plusieurs centaines d’euros, et plusieurs milliers pour plusieurs semaines de tests. Pour donner un exemple concret, une quinzaine de jours d’hospitalisation peut rapporter environ 2 000€ !

    Certains volontaires n’hésitent pas à prendre un congé sans solde auprès de leur employeur pour effectuer ces essais cliniques.

    Cependant, la loi a fixé des limites pour éviter les abus. Le montant maximum que vous pouvez toucher pour ces tests est de 4 500€/an, et vous ne pouvez pas effectuer plus de 3 essais cliniques par an. L’autre point positif est que cette rémunération est nette d’impôts !

    À qui dois-je m’adresser ?

    Si vous êtes intéressé, il y a plusieurs endroits où vous pouvez vous renseigner. Sur internet, j’ai relevé plusieurs sites web où vous trouverez des essais cliniques auxquels postuler, ainsi que tous les renseignements sur le déroulement de ces tests, des témoignages etc. En voici quelques-uns, la liste étant non exhaustive :

    • test-clinique.fr : vous y trouverez notamment une liste des annonces d’essais cliniques dans toute la France, dont certains sont des essais de produits cosmétiques, qui fonctionnent sur le même principe. Sur chaque annonce, il y a un descriptif complet du déroulement de l’essai, ainsi que le lien pour postuler, et évidemment le montant de la rémunération.
    • devenir-cobaye.fr : il contient des explications complètes sur les conditions et le déroulement des essais cliniques. Ensuite, le fonctionnement est simple, vous vous inscrivez sur le site, en répondant à un questionnaire (vos coordonnées, taille, poids, antécédents, possibilité ou non de vous déplacer pour les essais etc.), puis il suffit d’attendre que le site vous contacte, dès qu’un essai clinique correspondra aux critères que vous aurez entrés dans le questionnaire.
    • fr : c’est un centre de recherche biomédicale agréé, qui a son propre site web dédié aux essais cliniques. Là aussi, tout est expliqué en détail ; vous pouvez vous inscrire sur le site pour devenir volontaire, puis attendre qu’ils vous contactent dès que vous correspondez aux critères définis par le test.

    Ce sont les 3 principales adresses que j’ai sélectionnées, cependant, il y a d’autres sites et d’autres laboratoires de recherche. N’hésitez pas à les contacter directement si vous voulez en savoir plus.

    Conclusion :

    Pour devenir testeur de médicaments, il faut être prêt à se soumettre à certaines contraintes, des contraintes médicales mais aussi des contraintes de vie, étant donné que l’on se fait hospitaliser pendant toute la durée de l’étude. Néanmoins, la rémunération reste très lucrative, même si elle est limitée par la loi.

    En complément de votre emploi actuel, gagner 4 500€ en une ou plusieurs fois dans l’année peut réellement changer la donne, et vous permettre par exemple de vous payer d’agréables vacances, ou de mettre plus d’argent de côté.

    C’est une activité qui ne conviendra pas à tout le monde, et qui restera quoi qu’il arrive une activité ponctuelle pouvant vous apporter un revenu ponctuel complémentaire. Cependant, si vous vous sentez prêt à vous lancer, vous gagnerez plus d’argent et vous contribuerez aux progrès de la médecine, tout le monde est gagnant !

      Voir aussi: Finances perso