Vous en avez marre de littéralement vous faire saigner par les impôts ? Marre d’avoir l’impression que presque tout l’argent que vous gagnez durement y passe ? Il existe une solution, légale bien que politiquement incorrecte, qui s’appelle l’expatriation fiscale. Cela consiste tout simplement à quitter la France pour choisir un pays où les règles fiscales sont plus légères, et les taux d’imposition plus faibles. Oui mais justement, quel pays choisir ? Le cabinet Bradley Hackford, qui est justement spécialisé dans l’expatriation fiscale, dévoile chaque année son palmarès des meilleures destinations. Ce classement tient compte des taux d’imposition, mais aussi de la qualité de vie du pays, sa sécurité juridique, son économie et sa situation géographique. Voici leur classement de 2015, avec une zone européenne loin d’être en reste.

    Top #1 : Antigua et Barbuda

    Antigua et Barbuda est un pays des Antilles composé de deux petites îles. Outre leurs paysages paradisiaques dignes des meilleures cartes postales, ces deux îles arrivent en tête de ce top des meilleures destinations d’expatriation fiscale car elles ont pour énorme avantage d’exonérer totalement d’impôt les revenus de source étrangère, à condition que la personne ait obtenu la nationalité du pays grâce à un programme dédié. Ainsi, pour obtenir la nationalité à Antigua et Barbuda, il vous faudra réaliser un investissement local, sous deux formes possibles au choix :

    • Soit en réalisant une contribution économique de 200 000$ sous forme de don
    • Soit en achetant un bien immobilier d’une valeur de 400 000$ minimum. Ce bien pourra être loué afin d’être rentabilisé.

    Cette destination de rêve est tout de même réservée aux portefeuilles importants, mais si tel est votre cas, je vous conseille d’opter pour l’investissement immobilier qui, contrairement à la contribution économique, est récupérable soit en vendant votre bien au bout de 5 ans, soit en le louant.

    Top #2 : Le Royaume-Uni

    Comme vous pouvez le constater, inutile de vous déplacer loin pour profiter d’avantages fiscaux conséquents. Ainsi, le Royaume-Uni arrive en seconde position du classement de Bradley Hackford. Outre la proximité et donc l’accessibilité optimale de ce pays, il offre également un statut fiscal idyllique. En effet, en Angleterre, le système fiscal différencie une personne résidente d’une personne domiciliée. Ainsi, vous pouvez opter pour le statut de résident non-domicilié. Ce statut engendre une exonération d’impôt pour tous les revenus perçus en dehors du Royaume Uni. Pour un étranger travaillant à l’international, ou touchant des dividendes ou revenus issus de placements internationaux, ce statut est tout simplement idéal. Le seul inconvénient sera que ce statut est limité dans le temps, avec plusieurs paliers menant à une durée maximale de 17 ans. Concrètement, l’exonération est totale durant les 7 premières années d’installation. À l’issu de ces 7 années, vous devrez vous acquitter d’un montant forfaitaire de 30 000£ par an pour conserver votre statut (somme qui, selon votre situation, peut rester bien inférieure aux impôts que vous devriez payer le cas échéant). Cette somme sera à payer chaque année jusqu’à votre 12ème année de résidence, au-delà de laquelle le montant passera de 30 à 50 000£. Ce dernier montant annuel vous permettra de conserver votre statut jusqu’à la 17ème année. Au-delà, vous passerez automatiquement au statut de résident domicilié, et perdrez votre exonération. 7 ans, c’est long, et 17 ans, encore plus long, alors même s’il s’agit d’une solution temporaire, le Royaume-Uni reste une destination fiscale idéale puisqu’elle vous permet une exonération totale de vos revenus non britanniques, que vous n’aurez même pas à déclarer.

    Top #3 : Monaco

    Dans la principauté, l’impôt sur les personnes physiques n’existe tout simplement pas. Vous n’aurez à déclarer ni vos revenus, ni votre patrimoine. Cependant, pour bénéficier de ces avantages, il vous faudra obtenir le statut de résident monégasque, ce qui n’est pas compliqué en soi, mais nécessite un patrimoine conséquent. Concrètement, il faut que vous puissiez vivre à Monaco sans avoir besoin d’y travailler (autrement dit que vous puissiez justifier d’un patrimoine important), que vous ouvriez un compte à Monaco en effectuant un dépôt minimum de 500 000€, et que vous ayez un lieu de résidence, qu’il s’agisse d’un achat immobilier ou d’une location. Comme pour Antigua et Barbuda, Monaco est tout de même réservée aux plus gros portefeuilles, mais n’en reste pas moins intéressante et digne de figurer dans ce classement.

    Top #4 : Andorre

    Tout comme Monaco, Andorre est collé à la France. S’y rendre est donc on ne peut plus simple, et cela présente l’avantage de pouvoir garder un contact permanent avec la France, notamment pour vos proches, qu’il vous sera beaucoup plus facile de continuer à voir régulièrement. Andorre, située pile entre la France et l’Espagne, présente deux avantages : une TVA à 4,5% et un impôt sur le revenu et sur les sociétés plafonné à un maximum de 10%. Par ailleurs, il n’existe pas d’impôt sur les successions ni sur la fortune, et les 10% sont un maximum, si bien que dans certains cas, votre impôt sera rapidement ramené à 0 ! À Andorre, vous avez le choix entre deux statuts : résident avec ou sans permis de travail. La plupart des expatriés optent pour le statut de résident sans permis de travail, puisqu’ils tirent leurs revenus en dehors du pays, et cela leur permet de ne pas être imposés du tout. Pour obtenir ce statut, il faut effectuer un investissement, sachant que le simple fait de déposer l’argent sur un compte que vous aurez ouvert dans la principauté fera déjà office d’investissement, puisque vous intégrez cet argent à l’économie du pays, en quelque sorte. Sinon, vous pouvez aussi opter pour un investissement immobilier, ou investir l’argent dans une société. En plus d’un dépôt de caution de 50 000€ auprès du gouvernement, le montant minimum de votre investissement devra être de 350 000€, ce qui nous ramène à un total de 400 000€.

    Top #5 : Les Bahamas

    Les Bahamas, c’est Monaco avec le climat des Caraïbes en prime. Si vous n’avez pas peur de déménager loin et de vous exiler loin de la France, alors les Bahamas vous offriront, comme Monaco, une exonération totale d’imposition. Vous devrez effectuer un investissement immobilier d’un montant minimum de 500 000$ US pour obtenir le statut de résident, et avoir un patrimoine financier attestant de votre indépendance financière. Les Bahamas sont connus depuis longtemps comme étant un paradis fiscal, et attirent toujours autant d’expatriés, grâce à la non-imposition mais aussi au cadre de vie paradisiaque.

    Top #6 : L’Ile Maurice

    L’Île Maurice a un taux d’imposition un peu plus élevé que les autres (autrement dit au-dessus de 0 !), mais présente d’autres avantages. Ainsi, le taux d’imposition est de 15%, mais il n’y a pas d’impôt sur les successions, et il existe de nombreux abattements possibles et exonérations pour les revenus perçus en dehors de l’Île. Niveau cadre de vie, en plus d’être une île paradisiaque l’Île Maurice présente l’avantage d’avoir pour langue principale le français ; ça n’a l’air de rien comme cela, mais ça facilite grandement le quotidien puisqu’il s’agit de partir s’y installer à long terme. Pour obtenir le statut de résident, vous pouvez soit acquérir un bien immobilier d’une valeur minimale de 500 000$ US, soit créer ou investir dans une société pour un montant minimum de 100 000$ US, sous réserve que cette société génère ensuite un chiffre d’affaire annuel minimum de 130 000$ US.

    Top #7 : Malte

    Pour ceux qui ne connaitraient pas bien leur géographie, Malte est un archipel situé au cœur de la Méditerranée, et présente un premier avantage, celui de faire partie de l’Union européenne. Sur cet archipel, les revenus de source étrangère et non rapatriés à Malte ne sont soumis à aucune imposition, tout simplement. Il n’existe pas de droits de succession, ni d’impôt sur la fortune. Par ailleurs, vous aurez le choix entre 4 statuts différents de résidence : Le régime de résidence pour les High Net Worth Individual (HNWI), le régime de résidence Global Residence Programme, le régime de résidence ordinaire et le régime pour résidents retraités, ce qui vous permettra de choisir le régime le mieux adapté à votre profil. Chaque régime possède des conditions différentes d’attribution, qui incluent soit des conditions de ressources, soit des investissements.

    Top #8 : Gibraltar

    À Gibraltar, il n’y a pas d’exonération totale. Cependant, il n’y a pas non plus de droits de succession, d’impôts sur la fortune, ni d’impôts sur les intérêts générés par l’épargne. Vous n’êtes imposé que sur vos 80 000 premiers livres sterling de revenus, dans la limite d’un forfait maximal de 28 360£ par an. Les conditions pour obtenir ce statut de résident sont les suivantes :

    – Démontrer posséder au minimum 2 million £
    – Posséder ou louer un bien immobilier
    – Ne pas avoir été résident à Gibraltar au cours des 5 dernières années
    – Ne pas exercer une activité commerciale à Gibraltar

    Cette destination est donc réservée aux portefeuilles importants.

    Top #9 : Les Emirats Arabes Unis – Dubaï

    Destination de rêve, Dubaï n’a tout simplement instauré aucun impôt sur les revenus des personnes physiques, quels qu’ils soient, ni sur les sociétés, et n’a même pas de TVA ! Pour obtenir un statut de résident, la procédure est cependant un peu plus contraignante. Il faut, dans la majorité des cas, mettre en place une structure dans l’une des Free Zones du pays, et pour cela, il faut être présent lors de cette mise en place. Par ailleurs, une présence continue dans le pays n’est pas obligatoire, mais pour conserver votre statut, vous devrez vous y rendre au moins une fois tous les 6 mois. Cependant, si vous avez décidé de vous y installer cette contrainte n’en sera pas une.

    Top #10 : Les Îles Caïmans

    Célébrissime paradis fiscal, les Îles Caimans sont tout simplement neutres de taxes. Aucun impôt ni taxe n’existe. Pour obtenir votre statut de résident, il vous faudra justifier d’un revenu minimum de 120 000$ KYD, soit un peu moins de 150 000$ US, par an sans avoir besoin de travailler sur place, et devrez réaliser un investissement d’au moins 500 000$ KYD, soit un peu plus de 600 000$ US. Vous pouvez aussi opter pour la solution d’implanter votre société sur l’île, ce qui accélèrera en plus la procédure.

    Conclusion :

    Pour échapper à l’étranglement fiscal français, les solutions sont nombreuses. Vous avez l’embarras du choix, ce qui vous permet d’adapter votre choix à votre profil et à vos envies. Par ailleurs, des sociétés telles que le cabinet Bradley Hackford vous proposent de vous accompagner dans toutes vos démarches, afin de faciliter et accélérer les choses, mais aussi de vous conseiller judicieusement, via des experts, sur la destination qui vous conviendrait le mieux en fonction de votre situation et de vos projets.

      Voir aussi: Impôts