Si vous vous sentez l’esprit d’aventure financière et l’envie de participer aux transactions boursières, il y a toutes sortes d’options qui se présentent à vous, autant de raisons de vous lancer ! En tant que particulier vous ne pouvez pas opérer les transactions directement, il vous faut passer par votre banque, qu’elle soit traditionnelle ou en ligne, ou bien par un courtier. Nous allons dans cet article examiner vos options et leurs avantages, à vous de choisir celle qui convient le mieux à vos aspirations et à vos envies ! Il est important de rappeler néanmoins que le Bourse, si elle présente des possibilités de gains significatifs, présente des risques : il est tout à fait possible de perdre toute ou partie de sa mise après une transaction malheureuse. Assurez-vous donc que de ne miser que ce que vous pouvez vous permettre de perdre, au moins à court terme !

     

    Raison #1 : Différentes options pour différents objectifs

     

    Les comptes bourses se présentent sous deux formes pour les particuliers : le compte titres et le PEA, pour plan d’épargne en actions. Ces deux options ont des fiscalités différentes, chacun a ses avantages et ses inconvénients. Il est à noter que les deux ne sont pas exclusifs, il est tout à fait possible d’en ouvrir un de chaque, et même plusieurs dans le cadre du compte titres. Au final, vous verrez que les deux sont complémentaires : le compte titre vous donne davantage de flexibilité, et le PEA a pour lui d’avoir une fiscalité plus avantageuse. En associant les deux, l’argent qui fructifie avec la fiscalité légère du PEA et une fiscalité plus lourde mais qui vous donne davantage de marge de manœuvre qui va avec le compte titre, vous tirez avantage du meilleur des deux options. Mais dans les deux cas, il est comme toujours essentiel de se renseigner autant que possible avant de se décider, et nous allons ici vous donner les grandes lignes des options qui se présentent à vous.

     

    Raison #2 : La fiscalité avantageuse du plan d’épargne en actions

     

    Le plan d’épargne en actions a été créé pour encourager les particuliers à se lancer dans l’aventure boursière, et c’est l’option idéale si vous êtes vous-même un néophyte dans ces matières. Comme nous l’avons dit plus haut, il ne peut être ouvert qu’auprès d’un établissement bancaire, qu’il s’agisse d’une banque classique, en ligne ou d’une assurance puisque certaines d’entre elles donnent cette possibilité. Il est important de noter que vous ne pouvez ouvrir un PEA qui se vous êtes aussi détenteur d’un compte courant dans la même banque : en quelque sorte, le PEA est un compte double.

     

    Il peut être plus attrayant que le traditionnel livret A dans la mesure où les taux de ce dernier sont de moins en moins intéressants et peinent au final à se maintenir à flot avec l’inflation. Sans oublier que les taux du livret A peuvent toujours être décidés encore davantage à la baisse ! Avec le plan d’épargne en action, vous prenez ces taux en main, vous êtes capitaine de votre navire financier, avec les responsabilités qui vont avec.

     

    Outre ce premier avantage, le PEA présente une fiscalité avantageuse, dans la mesure où il n’est pas imposé durant les 5 premières années qui suivent son ouverture, du moment que vous laissez l’argent y fructifier sans y pratiquer de retrait. C’est donc davantage un compte d’investissement sur le long terme, un moyen de placer votre argent dans une entreprise en laquelle vous croyez, pour récolter la mise plus tard. Il est possible de clôturer son PEA et d’en retirer l’argent avant l’échéance des 5 ans, mais dans ce cas vous serez soumis à des taxes : plus vous clôturerez tôt, plus elles seront élevées. Le compte n’est pas clôt néanmoins, et cet échéance des cinq ans ne prend en compte que son ouverture, il est possible d’y verser de l’argent au fur et à mesure. Ainsi vous pouvez tout à fait commencer par une mise modeste, un pari sur l’avenir, et verser de l’argent quand vous le pouvez pour augmenter la mise finale. Et si votre mise personnelle ne peut pas dépasser légalement 150000 euros, cette limite ne s’applique pas aux profits générés sur ce compte.

     

    Les autre contraintes du PEA relatives aux actions que vous pouvez acheter sont les suivantes : est que vous ne pouvez investir que dans des entreprises, cotées ou non cotées, au sein de l’Union Européenne.

     

    Un cousin du PEA, le PEA-PME, offre grosso modo les même options que le PEA classique, mais davantage orienté vers l’investissement vers le ME non cotées, pour leur permettre de grandir, pourquoi pas à l’international. La principale différence avec le PEA classique est le plafond des versements, qui ici ne peuvent dépasser 75000 euros.

     

    Raison #3 : La flexibilité du compte titres

     

    C’est ni plus ni moins que l’inverse du PEA : ce que vous gagnez en flexibilité, vous le perdez en fiscalité. Si le PEA est une excellente option pour investir, le compte-titre est davantage adapté aux pratiques plus spéculatives et plus dynamiques, comme le day trading. L’investissement à long terme reste bien sûr une option : à vous de voir en fonction des sommes et de la fiscalité qui y serait associées lequel des deux comptes serait davantage adapté.

     

    Une première différence notable avec le PEA est que s’il est possible d’ouvrir un compte-titre auprès d’un établissement bancaire, il est aussi possible d’en ouvrir un directement auprès d’un courtier spécialisé. La première chose à laquelle il faut prendre garde est de vérifier quels sont les frais que chaque établissement associe aux différentes opérations. En effet, avec les droit de garde et frais de courtage qui viennent s’ajouter à la fiscalité, il est impératif de bien peser les différentes options proposées par différents établissements avant de se lancer, d’autant que si vous décider d’en changer se rajoutent d’inévitables frais de transfert qui peuvent être dissuasifs ; quant à la fiscalité, il va falloir la prendre en compte dès le premier euro gagné.

     

    Un point important à prendre en compte : les frais de courtage se calculent en pourcentage de la somme échangée, mais avec un plancher, différent pour chaque établissement : d’une manière générale, l’existence même de ce plancher tend à pénaliser les mises les plus basses. Prenez donc garde, en choisissant l’établissement, de bien déterminer les sommes que vous comptez mettre sur le marché afin de choisir l’établissement dont les frais auront le moins d’impact que possible sur vos transactions. Les frais liés aux droits de garde sont eux calculés en pourcentage des sommes présentes dans votre portefeuille d’actions, pour chacun des titres présents. Autant de points à prendre en compte et à peser judicieusement sous peine de voir d’éventuels profits s’évaporer en frais et taxes divers !

     

    Notons au passage que les actions ne sont pas les seuls titres dont vous pouvez faire l’acquisition : il peut aussi s’agir d’obligations, auprès d’entreprises ou d’un État. Tout simplement, vous leur prêtez de l’argent et ils vous remboursent avec intérêt. Les obligations peuvent se revendre et ont aussi leur cours, en fonction des intérêts que proposent les différents organismes au fil du temps. Et contrairement au PEA, votre activité n’est pas limitée à l’Union Européenne : vous pouvez procéder à des transactions sur tous les marchés du monde, et pour toutes les entreprises.

     

    Un dernier point, il est tout à fait possible d’avoir un compte titre mais de ne pas désirer s’investir plus avant dans les transactions boursières, qui peuvent être à l’origine de solide maux de tête. Là encore, les options abondent qui vous permettent de remettre votre compte-titre aux mains d’un gérant, professionnel de la finance qui gérera l’activité du compte pour vous. Il existe des organismes de placements collectifs, par exemple les fameuses SICAV (sociétés d’investissement à capital variable) ou les FCP (fonds commun de placement) qui vous permettent de faire fructifier votre argent en profitant des transactions boursière sans avoir à vous demander quoi et quand acheter et vendre. Mais là encore, ces deux types d’organismes vous imposeront des frais de gestion qui s’ajouteront à ceux que nous avons mentionnés plus tôt.

     

    Conclusion :

     

    Les comptes en bourse représentent un des meilleurs moyens actuellement de faire fructifier son argent, quel que soit le terme envisagé, face à un livret A qui n’a cessé de s’essouffler au fil des ans. Quelle que soit l’option que vous choisissez (pourquoi pas les deux, d’ailleurs ?) un dernier conseil : il est capital que vous diversifiiez votre portefeuille. En effet, les profits que génèrent ces comptes avec les dividendes (les seuls profits que génère un PEA, soit dit en passant) dépendent des bénéfices générés par l’entreprise dont vous possédez des parts. En en achetant des actions, vous faites partie de ses propriétaires, même à petit niveau. Il est donc préférable d’avoir des mises dans plusieurs secteurs indépendants les uns des autres, afin que si d’aventure un des cours venaient à s’effondrer, les profits générés par les autres actions de votre portefeuille puissent éponger les dégâts.

     

      Voir aussi: Uncategorized