Plutôt que de laisser votre argent dormir sur votre compte, il peut être intéressant de chercher à la placer afin qu’il fructifie. Nous allons ici examiner quelques unes des options qui se présentent à vous, en fonction de vos moyens et de vos projets. Notez que plus les fonds que vous placez sont importants, plus il devient nécessaire de faire attention à l’aspect fiscal : bien gérer ses placements devient au-delà d’un certain point aussi important que bien placer son argent. Il existe des options pour alléger la fiscalité de vos comptes tout en gardant des placements intéressant que nous verrons dans cet article.

    Placement #1 : Purgez vos dettes

    Cela peut sembler contre-intuitif, mais c’est au bout du compte un excellent placement -et une fois les éventuelles dettes purgées, une bonne base pour de futurs investissements. Voyez les choses sous cet angle : être à jour de ce point de vue vous assurera à l’avenir davantage de liberté de manœuvre, pas d’épée de Damoclès suspendue au-dessus de vos finances. Mettons que vous deviez rembourser un prêt de 6000 euros à un taux de 10% : du moment que vous avez assez d’argent sur votre compte pour assurer vos besoins quotidien, purger cette dette vous assure un retour sur investissement de 10%, ce qui est loin d’être négligeable. Vérifiez bien que le prêt, s’il s’agit d’un crédit immobilier par exemple, n’impose pas de frais en cas de remboursement anticipé -auquel cas il peut être avantageux de le négocier avec le banquier. Et si vous êtes mis devant l’option de réduire soit les mensualités soit la durée du prêt, bien souvent un prêt de courte durée est fiscalement plus intéressant.

    Placement #2 : L’or et la pierre

    Quels que soient les aléas du marché à court et à moyen terme, ils restent des valeurs sûres, des refuges sur lesquelles vous pourrez comptez. Ces deux placements ont aussi l’avantage certain d’être accessibles, quoiqu’à des niveaux différents, à toutes les bourses. Par exemple, pour ce qui est de l’or et des finances plus modestes, gardez un œil sur le franc-or, notamment le napoléon (la pièce de 20 francs. En ce qui concerne l’immobilier, les options abondent. Le prêt d’épargne logement (PEL) vous permet de commencer un projet immobilier, qui vous permettra pourquoi pas d’initier un patrimoine -d’autant que dans les premières années, son taux fixé à 2,2% vous assure davantage de contrôle sur vos finances. Si vous disposez de la somme suffisante, avec si nécessaire un emprunt d’appoint; l’achat de logement dans les grandes villes avec pour but de le louer est toujours une possibilité. Il faudra cependant prendre garde à la fiscalité qui accompagne cet investissement et être sûr de rentrer dans vos fonds, ou que le temps et l’énergie investis seront récompensés proportionnellement par les profits adéquats. Comme toujours, il s’agit de rester vigilant et de bien étudier les cas avant de placer : de préférence, n’achetez que ce que vous connaissez et que vous avez vu de vos yeux -et dites-vous que les offres trop belles pour être vraies sont la plupart du temps, justement, trop belles pour être vraies.

    Placement #3 : Financement participatif

    Depuis quelques années, le financement participatif, plus connu sous son nom anglais de crowdfunding, a le vent en poupe et peut représenter un placement séduisant. Il présente l’avantage certain de ne pas requérir une mise énorme (de l’ordre d’une centaine d’euros la plupart du temps) et celui de permettre à des entreprises de petite taille de se lancer. Il faut néanmoins rester vigilant, ce placement quoi qu’attrayant est risqué -ce qui signifie aussi qu’il peut être profitable si vous faites une bonne pioche ! Soyez donc certain, avant d’y mettre vos billes, que le projet ou l’entreprise que vous désirez soutenir sont viables à court termes et ont de bonnes chances d’être stables à long terme. De nombreux investisseurs placent leurs économies dans des entreprises ou des projets soutenus par le financement participatif sur un coup de cœur, ne vous laissez pas piéger par cette tentation !

    Placement #4 : Investir en Bourse

    Là encore, de nombreuses options s’offrent à vous suivant vos finances, vos objectifs et le ratio risque/profit que vous êtes prêt à accepter. Au plus simple, il peut s’agir de souscrire à une assurance vie ou à un plan d’épargne en action (PEA) , où un spécialiste se chargera de gérer et d’investir les fonds que vous y allouerez. Si vous souhaitez être impliqué plus directement, gardez à l’esprit qu’il est essentiel d’avoir un portefeuille diversifié sur une dizaine de cours indépendants, afin de limiter les risques en cas de crise, la bonne santé d’une action permettant au moins d’éponger, en attendant qu’elles se redressent, les actions qui vacillent. Dans cette mesure, cela convient à un fond de roulement d’environ 10000 euros.

    Si vous faites le choix d’être directement impliqué dans la gestion d’un portefeuille d’actions, soyez studieux et suivez les conseils des maîtres : assurez-vous de la santé et de la viabilité pérenne des entreprises dans lesquelles vous investissez, sachez ne pas succomber aux sirènes de la mode économique ! Considérez le marché comme un représentant qui tous les jours viendrait sonner à votre porte avec toutes sortes d’offres fantastiques ou d’apparence alléchante : vous pouvez l’écouter mais rien ne vous oblige à le laisser rentrer chez vous !

    Une option possible si vous aimez les risques consiste à diversifier vos paris, entre secteurs en hausse et secteurs en baisse, et cours en hausse et en baisse, vous donnant ainsi quatre fenêtres d’investissement (actions en hausse dans un secteur en hausse, action en baisse dans un secteur en hausse etc.) ; attention cependant, il n’est toujours pas question de placer à l’aveuglette : comme à l’école, faites vos devoirs, informez-vous et révisez vos leçons.

    Pour les bourses plus modestes, d’autres options existent comme le day trading sur lequel vous pourrez trouver des articles sur ce site, mais cela sort du cadre de cet article puisqu’il ne s’agit pas à proprement parler de placement.

    Placement #5 : FCPI, FIP et SCI

    Autant d’acronymes barbares qui recouvrent non seulement des possibilités d’investissement mais qui présentent aussi d’excellentes options pour mieux gérer sa fiscalité.

    Les fonds communs de placement dans l’innovation, ou FCPI et le fonds d’investissement de proximité ou FIP appartiennent à la même famille des fonds communs de placement, qui sont des copropriétés de valeurs mobilières. Si vous y achetez des part, vous bénéficierez d’un droit proportionnel au nombre de part sur la copropriété ; et d’un point de vue fiscal, vous pouvez déduire de vos impôts sur le revenu 18% de la somme que vous y aurez investie. Ils représentent une bonne option si vous souhaitez placer votre argent dans les activités proches de chez vous, dans des PME non cotées. Ils ont l’avantage de représenter un investissement sécurisé : si 60% ou (70% pour les FIP) des fonds doivent être versés dans l’innovation ou les PME de proximité, le reste est géré par une SICAV, ce qui assure une bonne marge de protection et qui fait le succès de cette formule.

    Quant aux SCI, ou société civile immobilière, elle représente une bonne option si vous souhaitez placer votre argent dans l’immobilier de bureau mais n’avez pas les fonds nécessaires pour assurer seul cet investissement. En effet, ce placement n’est réellement intéressant qu’à partir d’une mise de base conséquente : mais la possibilité via une SCI de mettre en commun des fonds rend cette investissement accessible à davantage de monde. Comme pour ce que dont nous avons parlé précédemment, les fonds sont mis en commun afin de gérer un ou plusieurs biens -mais cette fois-ci, mobiliers. Et contrairement aux fonds, la société est une personne morale, avec le statut juridique que cela implique -et la possibilité pour la SCI d’être sujette à l’impôt sur les sociétés. Chaque SCI définit ses propres statuts, comment les votes sont pris, la répartition des profits, etc. : veillez donc à en choisir une (ou pourquoi pas à la créer) qui vous corresponde et qui soit conforme à vos attentes.

    Conclusion :

    Si vous en avez la possibilité, il peut être intéressant de diversifier vos placements et les types d’économies et de risques. Mettons, un compte pour des économies à long terme, en prévision de la retraite par exemple, sur lequel vous pouvez vous permettre des placements qui s’ils sont aléatoires à court terme peuvent être intéressants à long terme : quels que soient les cahots au jour le jour, du moment que la courbe grimpe d’une année sur l’autre, c’est bon ! Un compte pour assurer les dépenses imprévues, qu’il s’agisse d’accidents, de dégâts, etc. Et un compte pour le court terme, pour un projet de vacances par exemple, où vous chercherez une rentabilité plus immédiate. Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez faire des économies, évitez de les laisser sur votre compte courant, au risque que vous dépensiez cet argent simplement parce qu’il est là !

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