Que vous souhaitiez investir en Bourse ou faire du day trading, il est essentiel que vous puissiez analyser correctement les données disponibles afin de faire les choix pertinents, et quelles sur quelles données doit se porter votre analyse. C’est la clef qui vous permettra de dépasser de la tête et des épaules les autres traders débutants. Nous allons ici vous donner quelques éléments pour savoir comment procéder à une bonne analyse des cours de la Bourse.

    Nous avons vu dans d’autres articles comment procéder à une analyse technique des cours, basée sur l’étude des pics hauts et bas ; nous verrons ici un autre aspect, l’analyse fondamentale qui s’intéresse davantage à l’aspect financier des entreprises cotées en Bourse.

    L’analyse fondamentale est la pierre angulaire de l’investissement boursier. D’une certaine manière, on pourrait dire qu’on n’investit pas vraiment si on ne fait pas d’analyse fondamentale. C’est un sujet tellement vaste cependant qu’il peut être difficile de savoir par où commencer. Mais quelle que soit la stratégie d’investissement que vous suiviez, elle va utiliser à un degré ou à un autre les fondamentaux que nous vous exposons ici.

    Piste #1 : Facteurs qualitatifs

    Les facteurs qualitatifs sont ceux qui ne sont pas chiffrables, d’une certaine manière le je-ne-sais-quoi d’une entreprise. Ils sont tout aussi important dans l’analyse fondamentale que les données chiffrées de l’analyse quantitative que nous exposeront ensuite, mais peuvent sembler plus abstraits et difficiles à saisir. Tel n’est pas nécessairement le cas : le modèle commercial d’une entreprise, par exemple n’a rien de nébuleux ou d’abstrait. C’est le premier pas à faire, d’ailleurs dans votre démarche d’analyse : assurez-vous que vous comprenez comment est-ce qu’une compagnie gagne son argent. Difficile autrement de s’assurer de la santé et de la valeur intrinsèque d’une entreprise ! Warren Buffet par exemple se garde d’investir dans tout ce qui relève de la technologie : non qu’il la trouve mauvaise en elle-même, mais simplement parce que domaine lui étant en grande partie inconnu, il préfère ne pas y faire de paris dont il ne pourrait pas comprendre les enjeux.

    Soyez aussi attentifs aux avantages qu’elle peut avoir sur sa concurrence : dans le cas de Coca Cola, par exemple, le nom de la marque est à lui seul un avantage. Tâchez de vous renseigner sur le management interne de l’entreprise, les interviews de ses dirigeants, afin de compléter le tableau : comment réagissent-ils aux questions qui leurs sont posées ? Quels sont les droits accordés aux détenteurs d’actions ? Ce sont autant de signes qui vous permettront de jauger si l’entreprise elle-même se sent en bonne santé ou non.

    Un autre facteur à prendre en compte sont les part de marché d’une entreprise, c’est à dire son poids dans l’industrie où elle opère. Microsoft, par exemple, a la part du lion dans le marché des programmes informatiques, mais bien souvent les situations ne sont pas aussi tranchées. C’est un point important, la part du marché d’une entreprise vous permet de déterminer à quelle point elle est à même d’absorber les coûts qui vont avec une économie de marché.

    Piste #2 : Les comptes de résultat

    La quantité ahurissante de chiffres impliqués dans les comptes d’une entreprise a de quoi donner le vertige, mais pour peu que vous sachiez les analyser, ils sont aussi une mine d’or d’information. Nous abordons ici la partie quantitative de l’analyse fondamentale, qui va se concentrer sur tout ce qui peut se mesurer précisément. Nous allons nous intéresser à trois type d’états financiers : les comptes de résultat, les bilans et les états de financement.

    Les comptes de résultats révèlent les opérations sur la durée, la plupart du temps sur un trimestre : quels sont les profits, les pertes, les revenus et les dépenses de cette entreprise. Ils contiennent les données qui sont le plus discutées pour analyser les résultats d’une entreprise : son chiffre d’affaire, ses bénéfices, ses bénéfices par part. Tout simplement, ils permettent de voir si une entreprise gagne ou non de l’argent. C’est l’évidence même : une compagnie doit faire gagner plus d’argent qu’elle n’en dépense ou elle ne fera pas long feu sur le marché.

    C’est pour cette raison que le chiffre d’affaire n’est pas tout : il représente uniquement la somme totale d’argent qui est rentré dans les caisse. Les entreprise le mettent en avant parce qu’il est nécessairement plus élevé que les bénéfices… et une entreprise peut faire du chiffre d’affaire tout en ayant des pertes si ledit chiffre d’affaire est inférieur aux dépenses de l’entreprise.

    Vérifiez si les ventes sont en hausse, c’est un des signes de la bonne santé présente et future d’une entreprise. Des marges en progression indiquent une meilleur efficacité et une meilleur profitabilité au cours du temps.

    Piste #3 : Les bilans

    Le bilan annuel est un autre de ces états financiers sur lesquelles il faut se pencher, puisqu’il va vous indiquer quel est le capital d’une entreprise, c’est à dire les ressources qu’elle contrôle au moment du bilan. Il vous permet de voir l’état de ses dettes, entre autres, comparé aux revenus dont elle dispose, qui comportent les profits économisés au cours des années précédentes et les revenus issus de l’achat des actions de cette entreprise. La comparaison entre le capital et les dettes vous donnera les capitaux propres d’une entreprise.

    Les fonds propres, c’est ce qui appartient aux actionnaires, il est donc intéressant d’y jeter un œil si vous désirez acheter des parts. Mais ce n’est pas tout, vous trouverez sur les bilans les données sur les liquidités d’une entreprise. Le fait d’en avoir est une bonne chose, dans la mesure où ces liquidités permettent d’absorber les chocs, mais prenez garde par exemple de voir si une grosse part du capital est régulièrement en liquidités : peut-être que les dirigeant de l’entreprise sont trop timorés ou ne savent pas dans quoi investir : autrement dit, les liquidités sont un bon signe d’une manière générale, mais pas systématiquement.

    Regardez aussi la part du capital qui tient à l’inventaire, c’est à dire la somme des produits manufacturés mais non vendus, ainsi qu’à son évolution sur le temps : si l’inventaire augmente plus rapidement que les ventes ne le font, c’est à peut près toujours un mauvais signe.

    Piste #4 : Les états de financement

    Ce sont les comptes des finances qui sont entrées et sorties de l’entreprise sur une période de temps donnée. Contrairement aux deux états précédents, celui-ci s’intéresse uniquement à l’argent qu’une compagnie a dépensé et touché : les données comme l’inventaire par exemple ne sont pas mentionnée. C’est un outil intéressant à avoir sous les yeux pour compléter ce que vous avez pu voir dans le bilan, par exemple. Si l’entrepris rencontre des difficultés, c’est souvent la santé de ses finance qui va faire la différence, sa capacité à toucher de l’argent pour éponger une perte ou un accident aussi vite que possible et se remettre sur pied. Bien que les entreprises aient d’autres moyens de minimiser les pertes, il est important pour vous d’être assurés que c’est d’abord grâce à une bonne santé financière, puisque cela signifie que le capital ne sera pas grevé par une éventuelle crise.

    Piste #5 : L’estimation

    c’est la part la plus délicate de l’analyse boursière fondamentale : vous avez accumulé les données, vous avez lus et décortiqué les bilans divers… Et maintenant ? Il s’agit de déterminer la valeur intrinsèque de l’entreprise. C’est la méthode de Warren Buffet, le plus célèbre et probablement l’un des meilleurs investisseurs au monde, ou en tout cas celui qui pèse le plus cher : investir quand une entreprise est sous-évaluée par le marché, et vendre quand elle est surévaluée. Il n’y a pas hélas de méthode miracle, mais uniquement l’expérience et le flair qui vous permettront de prendre cette décision, mais vous disposer désormais des outils qui vous permettront de la prendre en tout connaissance de cause.

    Cette estimation vous sera aussi utile dans le cas du day trading, lorsqu’il s’agira de sélectionner les cours sur lesquels vous allez concentrer votre activité : la connaissance de la santé générale d’une entreprise vous permettra d’estimer la possibilité de l’apparition d’un canal de progression haussier ou baissier. D’une certaine manière, avec une méthode vous connaissez l’humeur des marchés, avec l’autre les raisons de cette humeur.

    Conclusion :

    L’analyse fondamentale, vous l’aurez compris, est la plus utile sur des analyses à moyen et long terme. Mais elle n’est pas pour autant inconciliable avec l’analyse technique : les deux utilisées en conjonction vous donneront une bien meilleure idée de la situation générale des marchés, multipliant ainsi pour vous les possibilités de profits.

    Une part non négligeable du temps que vous passerez sur l’analyse boursière fondamentale va impliquer des chiffres et une analyse quantitative , mais il ne faut pas laisser de côté l’analyse qualitative, c’est souvent elle qui vous aidera le mieux à déterminer si oui ou non un investissement est souhaitable pour vous dans telle ou telle entreprise.

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