Il n’est pas toujours facile de franchir le cap du théorique au pratique, surtout lorsque c’est votre portefeuille qui est en jeu ! Le day trading peut générer des gains, mais il faut consentir pour cela aux risques inhérents à cette activité. Des risques pour votre portefeuille, certes, mais aussi pour votre tranquillité et votre sang froid. Il n’y a cependant aucune raison de paniquer, connaître les risques et savoir comment les anticiper est le meilleur moyen de les affronter. C’est pourquoi nous allons nous intéresser ici à la gestion des risques et aux différentes techniques afin de minimiser leur impact sur vos gains et votre tranquillité d’esprit.

    Élément #1 : Mécaniques et probabilités

    La pratique du day trading, où vous clôturez chaque jour les entrées de la veille, a un avantage immense sur les investissements à long terme, pour ce qui est des pertes du moins : si le marché s’effondre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, vous n’êtes pas prisonnier d’investissements qui en quelque sorte vous lient à son destin. L’effondrement vous aura peut-être touché dans les premiers moments, mais vous n’êtes lié à lui que dans la mesure de ce que vous acceptez d’y injecter. Inversement, quand le marché se porte bien, vous pouvez bénéficier de sa bonne santé en participant intelligemment aux différents flux qui se présente. Du simple fait de son fonctionnement, le day trading est déjà en lui-même une gestion des risques : certes vous ne gagnerez pas tout le temps, il se peut même que vous connaissiez quelques jours d’affilée de mauvaise chance… Mais considérez aussi qu’en choisissant des entrées et des sorties à court terme, vous avez une meilleure idée de vos pertes maximum en fin de journée si elle a été mauvaise, en particulier si vous placer les tops de protection nécessaires. Bien sûr, le day trading n’est pas une solution miracle, la panacée contre tous les risques… Mais c’est un bon outil qui, bien utilisé, permet de mieux les encadrer et d’avoir un peu de maîtrise sur eux.

    Un autre avantage, c’est que les techniques de day trading comme celles que nous avons vues sont basée sur des mécaniques du marché, des cas fréquents, des situations récurrentes, et les moyens d’en profiter. Il n’a a hélas pas de technique fiable à 100%… Et gardez à l’esprit que quelle que soit la probabilité de succès de la technique, c’est une probabilité : un échec sur une transaction signifie que la prochaine transaction a plus de probabilité d’être un succès -mais simplement une probabilité, la possibilité de plusieurs échecs consécutifs reste présente. De même, restons optimistes, que la probabilité de plusieurs succès consécutifs ! Soyons optimistes, mais réalistes, un succès généré par une technique signifie que la prochaine transaction générée avec elle a plus de chance d’être un échec.

    Vous pouvez utiliser ceci à votre avantage : commencez par observer le marché de l’extérieur. Voyez, sur un jour donné, où vous auriez placé vos ordres d’achats, de vente, et quels auraient été vos gains ou vos pertes à la fin de la journée. Si vous constatez une perte théorique, cela ne signifie pas que la technique est mauvaise, mais que la probabilité qu’elle soit gagnante sur une prochaine transaction vient d’augmenter !

    Élément #2 : Optimisation des profits

    Bien gérer le risque, c’est aussi, par contrecoup, optimiser ses profits. Il y a deux points sur lesquels se fondent le reste dans le cadre de la gestion des risques et de l’optimisation des gains : d’abord, si vos gains augmentent, vous devez augmenter l’importance de vos positions ; et ensuite, si gains diminuent, vous devez diminuer l’importance de vos positions. Quoiqu’il arrive, ajustez la mise aux gains précédents et ne déviez pas de ce principe : c’est une question de tranquillité et de sûreté.

    Il est aussi important de ne pas disperser votre attention : n’ayez pas trop de transactions en cours au même moment, non seulement vous perdriez en acuité mais vous augmentez la pression psychologique inévitable. 4 ou 5 opérations sont une limite raisonnable une fois que vous aurez fait vos premières armes.

    Sans se disperser, se diversifier est un bon moyen de mieux gérer les risques et d’optimiser ses profits. Avec les techniques que nous vous avons présentées, menez vos différentes opérations à différents moments, par exemple une partie de vos transactions dans les deux premières heures après l’ouverture, l’autre partie dans les deux heures qui précèdent la fermeture. Vous aurez non seulement une meilleure idée des mouvements sur la journée, mais chaque cycle de vos opérations bénéficiera de ce que vous aurez appris lors de l’opération précédente.

    Élément #3 : Optimisation et actions

    Votre niveau de risque est simple : c’est la différence entre votre niveau d’entrée dans une transaction et le stop de base que vous avez placé. Sur les positions qui tendent à fluctuer grandement, cet écart pourra être conséquent, et il faudra prendre cela en compte dans la gestion du risque.

    Le meilleur moyen consiste à partir, non pas de ce que vous espérez gagner sur une transaction, mais de ce que vous acceptez d’y perdre dans le pire des cas. Par exemple, imaginons que vous être prêt, sur une transaction, à perdre 200 euros si elle devait être perdante. Et imaginons une action où votre entrée serait à 50 euros, avec un stop placé à 45 euros. Le risque serait donc ici de 10% de perte. Donc ces 200 euros que vous seriez prêts à perdre sur une transaction doivent représenter au maximum 10% du capital que vous investissez, soit, au maximum, 2000 euros.

    Vous espérez gagner 2% sur une transaction gagnante, et mettons que deux transactions sur trois le soient : tous les 3 jours, vous empocheriez donc 40 euros… Moins les frais de courtage, qui interviennent à chaque transaction ! Mettons, toujours pour l’exemple, qu’ils soient de 5 euros par transaction que vous menez, c’est donc 25 euros que vous empochez. Si sur un moins, vous participez 21 jours aux opérations boursières, c’est 175 euros que vous aurez gagnés au bout du compte, soit un gain de 8,75%. Dans la mesure où votre capital progresse, vous pouvez vous permettre des pertes numériquement plus importantes, tant qu’elles restent dans les même proportions, et en réinvestissant vos gain, si le premier mois votre capital finira à 2175 euros, le deuxième mois il sera de 2365, 2571 le troisième, 3306 euros au bout de 6 mois…. et ainsi de suite, tant que vous continuerez à réinjecter dans votre capital les gains que vous avez encaissés lors de vos transactions.

    Un point fondamental cependant à prendre dans vos calculs de risque et de capital, l’inévitable impôt ! Plus votre mise est grande, plus il sera important. Il s’élève par exemple à 0,3% à l’entrée et à la sortie sur les sommes dépassant 7667 euros, et va en augmentant par palier : plus la somme est important, plus l’impôt sera, en pourcentage, élevé.

    Dans vos calculs et afin d’optimiser vos gains, il est donc essentiel que vous preniez en compte non seulement les frais de courtage, mais aussi l’impôt. Il serait rageant qu’ayant ignoré ces réalités, vous voyiez se transformer ce que vous pensiez être une transaction profitable en perte pour vous après le passage des courtiers et de l’État.

    Si vous pratiquez le swing trading, déterminer le risque précis par transaction est délicat. Ici, c’est donc l’inverse que pour le day trading : votre capital détermine le montant que vous placer dans une transaction. Faites en sorte de n’engager qu’entre 10 et 15% de votre capital par transaction ; une somme qui peut sembler faible, mais qui permet de minimiser l’impact des pertes sur votre capital, puisqu’une perte de 15% sur une mise de 10% du total ne représente au final qu’un trou de 1,5% dans votre capital ; et qui vous permet de mener plusieurs transactions de front dont toutes ne seront pas perdantes, en sachant que les gains générés par le swing trading tendent en général à être proportionnellement plus élevés que ceux générés par le day trading.

    Conclusion :

    Quelle que soit la séduction que les chiffres puissent générer, ils ne reflètent pas les pressions psychologiques bien réelles qui s’exerceront sur vous quand vous pratiquerez le trading par vous-même. Les lire est une chose, mais quand c’est votre argent qui part à l’aventure, la réalité est très différente ! C’est aussi une part des risques, mais cela représente aussi l’attrait du trading, et la fierté ressentie après une transaction réussie et le plaisir d’empocher des gains sont bien légitimes ! Mais gardez les pieds sur terre, quoiqu’il arrive : qu’une transaction génère des profits ou des pertes, des frais y sont associés auxquels vous ne pourrez pas échapper, c’est une réalité qu’il faut garder constamment à l’esprit pour éviter les mauvaises surprises, et se permettre d’en avoir de bonnes en pratiquant le trading.

     

      Voir aussi: Bourse